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Angèle - Adjo Tèlévi KOFFI, Responsable pédagogique Préscolaire et Primaire de l’École La Madone à Lomé, elle coordonne l’accompagnement au Togo pour l’association Ana-Nour.

Angèle : pour la beauté d’apprendre

L’action Ana-Nour se conjugue au pluriel. Les cultures, les natures, les hommes et femmes qui tracent ensemble cette nouvelle perspective pédagogique, trouvent chaque jour de nouveaux équilibres, de nouvelles priorités, de nouveaux espaces à explorer. Au détour de l’un d’eux, ils prennent la parole et partage avec nous leurs pensées.

Aujourd’hui c’est Angèle, de son nom complet Adjo Tèlévi KOFFI, qui se lance. Responsable pédagogique Préscolaire et Primaire de l’École La Madone à Lomé, elle coordonne l’accompagnement au Togo pour l’association Ana-Nour.

 

« Nous pensons que la question de l’influence de l’environnement sur le développement cognitif n’est plus à démonter. Partager un point de vue dans le cadre de cette formation revient plutôt à lancer un appel vivant aux instances décisionnelles et aux parents. En effet, plusieurs études et théories ont montré l’influence du milieu social sur le développement physique psychologique et cognitif de l’enfant et cette formation d’Ana-Nour vient confirmer cette réalité à partir du moment où nous avons encore vu l’effet de l’aménagement de l’environnement immédiat sur le développement cérébral de l’enfant.

Pour notre part, nous interpellons vivement nos dirigeants car nous pensons que s’il y a une action à mener pour former des enfants épanouis, ce serait aussi dans un réaménagement radical de nos espaces scolaires en termes de construction de bâtiments scolaires attrayants, d’écoles dignes de ce nom et propres avec du matériel adéquat. Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée dit-on et tout le monde apprécie le beau, le bien et le bon. Nous optons pour ce choix par rapport au constat amer que nous faisons sur le terrain : les bâtiments non attrayants, des murs délabrés non décorés, ni peints, les salles de classe non équipées et muettes…

Plus près, nous avons les parents qui pensent que c’est un gâchis de payer par exemple un jeu éducatif à un enfant. Ils estiment d’abord qu’ils n’ont pas les moyens et croient que le préscolaire n’est rien d’autre qu’un lieu d’amusement et qu’il est réservé aux riches ; du coup, cette réalité limite les enfants dans leur développement cognitif.

Cette année, nous avons observé la réaction des enfants du préscolaire quand on les a placés dans un nouveau bâtiment aménagé rien que pour eux. Non seulement ils ont manifesté leur joie d’y être, mais aussi ils sont catégoriques sur le non-retour à l’ancienne structure qu’ils trouvent moins jolie et moins attrayante. Ils venaient chaque jour heureux et manifestaient plus de volonté dans l’apprentissage. Construire des espaces scolaires en couleur et adaptés aux tout-petits ne peux que rendre les enfants plus disposés à apprendre et étant donné que le préscolaire est un lieu où l’on apprend aux enfants à apprendre, ces derniers ne pourront que sortir gagnants de cette expérience»

 

La beauté comme cadre d’apprentissage. Tout un programme…

Éveillons le désir d’apprendre !