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Kokou Atideka Soke, enseignant passionné lors de la conférence Ana-Nour à Lomé en mars 2018

Kokou Atideka Soke : enseignant passionné

Si vous suivez l’information Ana-Nour, vous le reconnaîtrez sans doute. Depuis un an, il est de toutes les actions et nous offre son aide précieuse et fiable. Il fait partie de cette jeunesse africaine qui ne se résigne pas et compte bien apporter le meilleur en terre togolaise.

Toujours dans l’initiative et l’autonomie il était inéluctable qu’il croise un jour le chemin de cette pédagogie innovante et respectueuse des capacités naturelles de l’enfant. Comme le nom de l’école où il enseigne, c’est un « Victorieux » et nous le remercions pour nous accompagner dans les batailles pédagogiques présentes et futures.

 

En guise de portrait, Soke a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions :

 

Tu es à l’origine de la création d’une association, « Professeur leader » . Peux-tu nous dire pourquoi ?

Partant de certaines observations, j’ai constaté que les parents sont souvent dépassés pour pouvoir s’occuper de leurs enfants, les nourrir, les soutenir, les écouter. Les enfants sont livrés à eux-mêmes. Les parents n’arrivent plus à s’en occuper pleinement. Au final, ils délèguent cette mission aux enseignants au même titre que la transmission des connaissances. Cependant les enseignants sont peu considérés dans la société. Ils ont le sentiment d’être peu aimés, peu reconnus et plutôt mal traités. Leur implication s’en ressent.

Les grands perdants de cette situation sont les enfants.
Ce sont pourtant bien ces enfants qui dirigeront le pays dans quelques années et qui seront aux responsabilités partout sur la planète. Faut-il se croiser les bras et ne rien faire ?J’ai dit non, il faut changer et améliorer les choses. J’ai donc créé le concept de « Professeur leader » qui a évolué pour devenir une association en 2015.

Notre objectif principal est de promouvoir l’éducation à partir de la valorisation du statut de l’enseignant.

 

Comment as-tu rencontré Ana-Nour ?
En octobre 2018, nous participions au « Festival des solidarités » qui rassemble des structures oeuvrant pour la solidarité internationale. Nous animions un groupe constitué d’élèves et d’enseignants lorsque qu’un des enfants m’informa qu’une dame souhaitait me voir. Il s’agissait de Stéphanie, présidente de l’association Ana-Nour. Me trouvant très dynamique, elle a proposé que nous travaillions ensemble. Les contacts étaient pris. Cette rencontre a été essentielle.

 

Pourquoi s’engager dans l’action Ana-Nour ?
Il y a trop de défis à relever. Aujourd’hui, on ne peut plus être un citoyen et rester les bras croisés en accusant les autres de la situation. Tout le monde doit participer et contribuer à faire évoluer les choses. Sur le plan éducatif, politique, environnemental il y a tant d’actions à mener. Il faut donc des personnes engagées pour trouver des solutions à tous ces défis.
Mon engagement a commencé dès 2009 dans une première association le « Réseaux des Jeunes pour l’Éducation et le Développement ».

 

Selon toi, quelle est la clé de la réussite ?
Pour moi, c’est la passion pour le travail que l’on fait qui permet de réussir. La réussite est relative, peu importe le domaine, que tu sois menuisier, banquier ou enseignant, si tu as de la passion tu seras le meilleur dans ton métier.

 

Si tu devais formuler un souhait pour le futur du Togo, quel serait-il ?
Je souhaite que l’on regarde les enseignants avec beaucoup plus d’égards. Car ce sont eux qui forment les enfants qui seront les cadres du pays demain. Si on les regarde avec plus de considération, ils donneront le meilleur d’eux-mêmes et c’est tout le pays qui gagne, c’est toute l’Afrique qui gagne, c’est le monde entier qui gagne.
Et je me permets d’ajouter un second souhait. Si tous les parents disposaient d’un peu de temps à consacrer à leur enfants, pour discuter, écouter, essayer de mieux les connaître, de mieux les comprendre et les suivre dans leur évolution.

Comme vous l’aurez compris, Soke ne fait rien à moitié. Sa famille n’est pas en reste car son épouse Julienne a suivi cet été la formation Ana-nour pour les enseignants. Nous leur souhaitons de vivre la vie passionnément.

Atideka Soke et son épouse Julienne lors de la formation Ana-Nour cet été 2019 à Lomé.
Atideka Soke et son épouse Julienne lors de la formation Ana-Nour cet été 2019 à Lomé.
Logotype de l'association Professeur Leader floqué sur les tee-shirt de ses membres.
Logotype de l'association Professeur Leader floqué sur les tee-shirt de ses membres.